La confiance, une illusion ?

Je suis d’accord : la confiance et le lâcher prise sont très importants dans une relation.

 Qu’est-ce que la confiance ? Elle n’est cependant pas simplement un lâcher prise. Il faut qu’il y ait aussi les ingrédients d’un respect de soi et de l’autre.

  • Les ingrédients d’une bonne relation

La confiance est un des composants d’une bonne relation au même titre que le respect.  Elle se caractérise par un lâcher prise, et surtout une foi en ce que nous sommes, ce que l’autre est, peut nous apporter, peut faire de nous, avec nous. La personne qui fait confiance à l’autre peut dire : « Je peux compter sur lui, sur elle. » C’est aussi ma foi en mes propres capacités ou dans la vie.

En cela, elle est un ingrédient incontournable d’une bonne relation à soi ou à l’autre.

  • L’apprentissage de la confiance

 Ce n’est pas la même chose en amitié ou en amour où normalement on choisit la relation, et en famille où celle-ci, de par les liens, nous est imposée. Or c’est là que nous apprenons la confiance… ou pas. La confiance que des parents peuvent établir avec leurs enfants, va donner le modèle à l’enfant de la confiance qu’il pourra établir plus tard avec les autres. Aussi ces modèles sont très importants. Ce qui est certain c’est que l’enfant fait confiance.

  • Les décisions de l’enfance

Souvent, on ne peut pas faire confiance parce qu’il y a des décisions de l’enfant qui sont accrochées :  décisions de se débrouiller tout seul, par exemple, parce qu’il n’a pas pu compter sur l’autre.  L’enfant a besoin de faire l’expérience que quelqu’un entend ses besoins et y répond, car ainsi naît la confiance. Ses décisions peuvent être défaites dans un travail de psychothérapie. Et c’est notamment cela que l’on apprend dans une formation de psychothérapeute, comme nous la proposons dans notre institut PSYForm’Action.

  • Comment un enfant peut-il faire confiance à ses parents ?

C’est là une bonne question. Vous, adultes, comment vous y prenez-vous pour instaurer une relation de confiance avec vos enfants ? Je pense que, pour instaurer une relation de confiance, il faut voir l’autre, il faut le respecter, comprendre quels sont ses besoins, tenir compte de la particularité de ce qu’il est. C’est déjà, je pense, une bonne base pour établir cette confiance.

C’est donc cette capacité à tomber, à lâcher-prise et savoir qu’il y aura quelqu’un sur qui compter qui nous permet d’entrer dans la confiance. Et ça, c’est formidable, inégalable. Ça nous épanouit.

  • Elle permet espoir et sécurité

La confiance apporte une sécurité dans la relation, un sentiment de bien-être. C’est vraiment une base. Par contre, ne soyons pas dans l’illusion. Elle n’est pas toujours là.

Combien peuvent aujourd’hui se dire être dans une relation de confiance ? Combien de relations de confiance entretenez-vous ? Je ne pense pas qu’il y en ait autant que ça. On dit qu’on peut compter ces relations-là sur les doigts de nos mains. Alors, avant de vous abandonner dans l’amitié, dans l’amour, choisissez bien la personne !

  • Comment faire confiance ?

Là, c’est tout un vaste programme. La première chose que je dirai, c’est : vérifiez avec qui vous êtes : regardez comment cette personne agit, et quelles sont ses intentions vis-à-vis de vous. L’autre n’est pas parfait, mais regardez comment il agit envers vous. Êtes-vous important à ses yeux ? Êtes-vous un objet ? (Là, fuyez !) Vous considère-t-il comme une personne ? Est-il prêt à faire certaines choses pour vous ou pas ? Est-il dans la relation ou est-il profondément égoïste ? Ainsi, le narcissique ne peut pas être dans la relation donc le respect ou la confiance. Il ne peut créer de la confiance avec l’autre puisqu’il est centré sur lui.

Pour faire confiance, ayez quelques garanties. L’autre n’est pas parfait, comme je vous le disais. Ne soyez donc pas trop exigeant. Sachez voir les points sur lesquels vous pouvez faire confiance à l’autre. Si, par exemple, vous pouvez juste lui faire confiance parce qu’il arrive à l’heure, il me semble que c’est moins important que de savoir que, si l’autre vous donne sa parole, il la tiendra.  Sachez en quoi vous pouvez comptez sur l’autre, et regardez si les points importants de l’établissement de votre confiance sont respectés.

Soyez vigilant, pas exigeant !

Apprenez à vous connaître et à vous respecter, et ne demandez pas à l’autre ce qu’il ne peut pas vous donner.

Sachez aussi que l’assurance 100 % dans les relations humaines n’existe pas (vous pouvez assurer votre maison, votre voiture, mais pas vos relations) et que nul n’est à l’abri d’une mauvaise expérience. Il faut l’accepter, nettoyer ses blessures et tirer la leçon de cette expérience de vie pour avancer de la meilleure façon possible. Ne vous en voulez pas, ne culpabilisez pas ! Vous ne vous aiderez pas.

  • Est-ce que la confiance est quelque chose qui est inscrit d’emblée dans une relation ?

Disons que, lorsqu’on va vers l’autre, en général, on a un a priori positif envers la personne, mais cet a priori doit être confirmé par ce qui se passe entre les personnes. Ici, non seulement les paroles comptent mais aussi les actes. Dans votre relation amoureuse, si vous ne pouvez pas faire confiance, regardez pourquoi. La confiance est une construction qui se fait à 2, ou plusieurs ; en tout cas, il faut qu’il y ait de bons germes. Prenez des garanties, regardez-vous, regardez l’autre ! Ne pas se précipiter, donner du temps au temps sont toujours porteurs de beaux fruits, même si dans notre société on l’a oublié.

  • Est-ce que la confiance est donnée ainsi une bonne fois pour toute ?

Non. La confiance peut être remise en question à tout moment, suite aux actes, paroles de l’un des protagonistes.  Elle peut se défaire et…  se reconstruire.  Demandez à certains couples autour de vous s’ils en ont fait l’expérience !  Cette reconstruction passe, alors par la déculpabilisation de celui qui a cassé la confiance et par le pardon de celui qui a été blessé, et pour le couple par un contrat à propos de celle-ci.

  • Est-ce qu’elle se construit ?

Oui, et elle demande du temps. Et elle a besoin d’être revue régulièrement.

Est-ce que l’autre est prêt à la regarder avec vous, à s’interroger ? Est-ce que vous êtes prêt à regarder pourquoi vous ne faites pas confiance ou ne pouvez pas faire confiance ?

  • Conclusion :

Donc, dans la confiance, on voit l’autre et on a envie de faire quelque chose pour lui.

Dans la confiance, l’autre existe (l’autre : ça peut être moi, dans le cadre de la confiance en soi). C’est sortir de soi et c’est l’un des ingrédients fondamentaux avec le respect de l’amour. Regardez avant tout comment l’autre se comporte vis-à-vis de vous : c’est vraiment important.

 J’espère que j’ai pu vous aider à réfléchir sur la confiance. Pour moi, c’est une notion à laquelle j’attache une grande importance. Sans doute que si vous me lisez, il en est de même pour vous. Je vous remercie de votre lecture. Si vous aimez me lire, retrouvez-moi dans mes articles, et mes formations.

En Analyse Transactionnelle

Cette notion de confiance, nous pouvons la rapprocher de cette notion que E. Berne, son fondateur, a développé et qui est l’okness, c’est-à-dire la façon d’être OK avec soi et avec l’autre ; dans ce concept, il y a la confiance envers soi et envers l’autre qui est sous-jacente. L’Analyse Transactionnelle nous parle de choses fondamentales, et notamment au niveau de la relation et du fait d’être avec l’autre

Si cet article vous a plu, partagez-le !

Si vous voulez en savoir plus, regardez les dates de notre prochain cours et inscrivez-vous sur notre site.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *