Archives pour la catégorie Psychothérapie

Qu’est-ce que la PSYCHOTHERAPIE ?

Cette phrase est devenue courante :
«  Je vais chez mon Psy ».

En ce domaine règne  cependant une grande confusion.

Ce que le grand public ne sait pas, c’est que ce métier n’est actuellement pas protégé et que tout un chacun peut se dire praticien de la psychothérapie.

Et vous qui avez envie de devenir l’un de ces professionnels, peut-être ne savez-vous pas exactement ce que ce terme veut dire.

Aux uns comme aux autres,  je dirai que :

  1. La psychothérapie est un soin.

Ce soin se différencie d’une pratique du bien-être ou du coaching, le premier visant à obtenir un état de relaxation, d’aisance corporelle ou mentale, le deuxième visant un accompagnement à un temps T d’une personne.

Ce n’est pas non plus une technique de développement personnel qui vise bien souvent une croissance ciblée, qu’elle soit spirituelle ou non, et n’a pas forcément à voir avec  les difficultés rencontrées par une personne ; ce que l’on appelle le « pathos ».

  1. C’est une démarche qui s’inscrit dans un processus, et non une technique qu’on applique.

En psychothérapie, la relation avec le thérapeute est analysée en même temps qu’elle est source de croissance personnelle.
Elle vise une modification du fonctionnement psychique de l’individu capable ainsi, par exemple, de soigner des dépressions,  des addictions, des problèmes d’estime de soi (ou  du narcissisme) etc.

Il n’est pas question de dire que c’est mieux de faire de la psychothérapie ou du coaching ou du développement personnel.
Chaque entité a sa place, mais il est important de les différencier et de sortir de cette confusion qui règne aujourd’hui dans ces domaines, tout simplement parce qu’on n’obtient pas les mêmes effets suivant le cadre de référence employé.

La psychothérapie s’inscrit dans une démarche qui fait référence à une méthode, donc une méthodologie ; celle-ci est enseignée dans différentes écoles.

Les techniques, elles,  sont en référence avec la question :
« comment faire pour… »
(demande extrêmement fréquente dans notre société d’aujourd’hui : on cherche des solutions mais sans forcément se poser la question du problème).

La psychothérapie est un processus de soins,
et non uniquement une accumulation de techniques.

Or ce métier est en plein développement :

Nous avons de plus en plus de demandes
avec de moins en moins de professionnels qualifiés.

Cette voie est donc ouverte à ceux qui ont envie de s’inscrire dans ce processus de formation qui requiert une certaine exigence, mais qui s’inscrit dans une démarche porteuse et qualitative de rencontre et d’aide à l’autre.
Un certain nombre de prérequis sont demandés.
Ils sont le gage d’une démarche sérieuse, et pour celui qui la pratique, et pour ceux qui viennent rencontrer ces professionnels.

De là découlent 2 messages que j’ai envie de partager avec vous :

Le premier s’adresse aux gens  qui consultent un psy :
Demandez à votre interlocuteur ce qu’il a fait pour se dire praticien de la psychothérapie.
Quelle formation a-t-il suivie ? A-t-il fait un travail personnel sur lui-même etc. ?Cela pose simplement la question de la confiance.
Les praticiens de la psychothérapie doivent devenir des personnes fiables.

 

Le deuxième s’adresse à ceux qui ont envie de se former dans ce métier et découle du premier point de vue que je viens d’énoncer : 
Vous pouvez y  faire votre place si vous avez l’exigence de devenir un bon professionnel et donc de vous inscrire dans le cursus demandé par  les syndicats de la psychothérapie.

J’espère que mon article vous aura plu et apporté des informations importantes pour la compréhension de ce métier.
Pour aller plus loin, vous pouvez me contacter dans mon école Psyform’action.

Françoise MUNOZ

Que faire de vos croyances ?

La semaine dernière, nous vous avons proposé un article vous présentant ce que sont les croyances. Cette semaine, nous vous proposons de voir ce que vous pouvez faire de vos croyances.

Voici plusieurs procédés pour évoluer avec ses croyances :

  1.  En prendre conscience

Il s’agit de faire preuve d’objectivité (autant que nous puissions en être capables), de repérer nos croyances qui souvent nous limitent.  En général, ce qu’on peut dire c’est que nos croyances ne sont pas toujours partagées par tout le monde. Savoir entendre qu’on peut voir la vie autrement est ici primordial.

  1. Se demander à quoi elles servent, que maintiennent-elles en place, nos idées sur nous-mêmes, sur les autres ou sur la vie ?

En tout cas elles servent à maintenir notre scénario et notre cadre référence en place.  Parfois, lorsqu’on arrive là, il faut l’aide d’un professionnel car, par essence, nous croyons vraies nos croyances.

  1. L’étape suivante est de se demander : que se passerait-il si nous changions nos croyances ou préjugés ? Quelles peurs surgiraient si nous regardions les choses autrement ?  Qu’est-ce qui serait déstabilisé en nous ?

Par exemple, si j’ai cru toute ma vie que je ne valais pas grand-chose, et que je découvre le contraire, comment vais-je vivre ma puissance (ou le contraire) ?
Si j’ai cru toute ma vie que les autres ne pouvaient pas m’aider, et que je me rends compte de l’opposé, qu’est-ce qui va se passer pour moi ?

  1. Maintenant regarder le côté positif, même s’il y a déstabilisation

Le changement peut vous permettre de débloquer certaines situations.

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Les croyances ou l’idée que nous nous faisons du monde

Einstein disait : « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’une croyance. »

atome-croyanceJe ne connais par les atomes mais je sais que les croyances sont effectivement très difficiles à défaire. Pourquoi cela ? Les croyances parlent de la perception que nous avons de la réalité. Une réalité que nous ne percevons pas tous de la même façon.  C’est un peu comme si nous avions tous des lunettes différentes sur le nez.  C’est vous dire comme il est difficile de se comprendre du fait que nous ne voyons pas les choses de la même façon !  Cela rend la tâche difficile n’est-ce pas ?

NOTRE réalité, celle que nous voyons à travers nos lunettes, nous donne ainsi des croyances sur 2 bases :

  • Nos affects c’est-à-dire comment nous vivons ce qui nous arrive
  • Et notre vécu : nous ne vivons pas tous les mêmes événements.

En Analyse Transactionnelle, cette notion cadre avec celle de scénario et de cadre de référence. Je ne vais pas développer ici ces concepts. Je vous invite à faire la formation d’Initiation à l’Analyse Transactionnelle pour saisir ces deux notions très importantes pour comprendre l’individu et ses relations avec autrui.

Avoir des croyances, nous dit le dictionnaire, est « le fait de croire à l’existence de quelqu’un ou de quelque chose, à la vérité d’une doctrine ou d’une thèse. »  On parle donc de FOI, d’ESPÉRANCE.  Et la foi a une énergie extrêmement dynamisante qui peut aller jusqu’au fanatisme.

Donc, le fait d’avoir foi en quelque chose, en quelqu’un, en une thèse, en un événement… peut s’avérer extrêmement compliqué à modifier, vu la somme d’énergie investie dans cette croyance. On peut dire ainsi que plus il y a d’énergie investie et plus la croyance est difficile à défaire. Plus on y croit et moins on lâche prise !

girl-853993_1280C’est le cas pour un certain nombre de croyances religieuses ; croyances qui ont été complètement bousculées, par exemple par des croyances d’ordre scientifique ayant ainsi remplacé les précédentes du fait de la conviction que la science peut tout expliquer… ce qui n’est certes pas le cas à l’heure actuelle !

Les croyances alimentent notre vision du monde. Les bousculer, c’est donc bousculer la façon dont nous percevons le monde. Cela peut provoquer une déstabilisation et donc une remise en question qui peut nous ébranler, parfois succinctement et d’autres fois terriblement.  Cela peut ressembler quelques fois à un véritable cataclysme.
Croire qu’une chose était vraie et se rendre compte que ce n’est pas le cas, est autant déstabilisateur pour un individu que pour une société. Nous ne parlerons que de Galilée qui, en son temps, soutint que la terre était ronde et qui fut condamné pour avoir dit la vérité, tout simplement parce que ses congénères ne pouvaient se représenter la réalité autrement.

Changer ses croyances s’accompagne donc de remises en question ; et c’est notre capacité à pouvoir faire face à ces remises en question qui pourra nous permettre de faire bouger ces croyances ou pas. Remettre ses croyances en question c’est faire preuve d’une certaine force de caractère.

Changer ses croyances c‘est aussi se donner la possibilité d’un changement.

Les croyances forgent notre monde. Même si elles nous parlent de vérités erronées, elles sont des certitudes sur lesquelles on peut s’appuyer.  Elles nous offrent une certaine vision du monde et créent de la sécurité car la réalité devient prévisible, ce qui est confortable.

Les défaire nous amène à ressentir des craintes. En Analyse Transactionnelle, on dit qu’elles satisfont notre soif de structure.

1619-experience-pour-enfants-la-loupe-en-geleePour être dans des croyances, il nous faut déformer la réalité. Toujours ces lunettes déformantes ! On va éliminer ce qui nous dérange en diminuant ou augmentant certains aspects de la réalité.

Les préjugés sont des croyances qui sont transmises par nos parents. Alors que les croyances proprement dites sont élaborées par nous-mêmes dans notre enfance suite à notre vécu et aux décisions que l’on a pu prendre par rapport à celui-ci.

Il faut savoir aussi que les croyances ne viennent pas que de notre famille ou de notre vécu. Elles viennent aussi de notre environnement, c’est-à-dire de la société qui nous entoure, et du temps dans lequel nous vivons.

Croire que l’on a bâti sa vie sur certaines certitudes et les voir s’ébranler est effectivement porteur de déstabilisation. Les croyances nous parlent de remise en question, de déstabilisation et de changement :  on sort véritablement de notre zone de confort.

Nous vous proposerons très prochainement de voir ce que vous pouvez faire avec vos croyances dans notre prochain un article :   « Que faire de vos croyances ? »

En attendant, vous pouvez visitez notre site www.psyformaction.com ou « liker et partager » notre article.

 Bonne lecture. A très bientôt.

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Stress et société

Bonjour,

Je voudrais vous parler cette semaine du stress.

Tout le monde en parle, et celui-ci est responsable d’un certain nombre de malaises et de difficultés. Nous influons sur notre environnement, nous le savons ; et bien, celui-ci agit tout autant sur nous. Si nous avons une action sur ce qui nous entoure, notre environnement a une action sur nous. Cette interaction est bien connue. Le stress suit cette logique. Pour une part notre stress provient de l’extérieur.

Vite souventAujourd’hui, le stress joue une part importante dans notre vie, presque inhérente à notre quotidien. Notre époque nous demande beaucoup : rapidité d’exécution, compétences accrues, disponibilité. Exigence, pression sont le lot quotidien de beaucoup d’entre nous.

Suivant les époques, bien sûr, le stress a été plus ou moins important. Notre société moderne est elle aussi génératrice de stress, parfois à un haut niveau, et nous met à rude épreuve ; cela nous demande des capacités d’adaptation qui parfois sont même irréalistes.

Il est bon cependant d’arriver à ne pas toujours répondre aux trop nombreuses sollicitations et de savoir, pour se protéger, mettre et même s’imposer un certain nombre de limites sous risque de se rendre malade, car si nous ne faisons pas cela, personne ne le fera à notre place … même c’est le contraire qui risque de se produire.

Stress relaxNous ne sommes pas tous égaux devant le stress : notre équipement personnel n’est pas le même. Il provient de notre scénario personnel, c’est-à-dire des transmissions parentales que nous avons reçues, et des décisions que nous avons prises enfant à travers ce que nous avons vécu.

Dans les formations de PSYForm’Action, nous vous proposons de comprendre ce phénomène qui peut s’aggraver parfois jusqu’au burn-out, l’entrée dans des pathologies aussi bien physiques que psychologiques, voire parfois le suicide. Aujourd’hui, un professionnel de la psychothérapie doit pouvoir répondre à ce genre de difficultés.

A PSYForm’Action nous abordons le sujet dans nos formations, y compris dans la formation de la pratique de la psychothérapie.

Lisez les témoignages des personnes qui ont déjà suivi cette formation : cliquez ici

 

Écrit le 13 Mars 2016 par Françoise MUNOZ

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Exercer la psychothérapie

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Vous êtes peut-être travailleurs sociaux,

ou bien exercez-vous dans le secteur
du bien-être 
ou du coaching,
de la psychologie, de la médecine,

ou visez-vous une reconversion,

êtes-vous en recherche
d’un nouveau projet professionnel ?

Vous aimez aider votre semblable ?
Vous pouvez opter pour des métiers du soin,
comme celui de la pratique de la psychothérapie.

Ce métier s’apprend sur plusieurs années, car il demande une qualification importante, mais vous pourrez commencer à l’exercer dès que votre sponsor vous donnera le feu vert, c’est-à dire lorsque vous correspondrez à un certain nombre de critères concernant vos aptitudes à commencer à pratiquer. Il vous sera demandé alors de continuer votre formation ainsi que de faire superviser votre pratique, afin d’affiner celle-ci et pouvoir vous remettre en question, avoir des réponses sur les difficultés qui se présenteront à vous.

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Ce cursus demande des heures de formation (dont connaissance de la psychopathologie), de supervision, de thérapie personnelle, de pratique professionnelle et d’avoir suivi des groupes didactiques. La formation se termine par une validation terminale sous forme de dossier et d’un oral.

PSYForm’Action, institut en Rhône-Alpes de Formation à la pratique de la psychothérapie vous accompagne dans ce processus.

Les deux premières années vous permettent d’acquérir une base théorique, ainsi qu’un entrainement à l’entretien par la relation d’aide (ou écoute active).  L’apprentissage de la psychothérapie vient ensuite et demande de savoir mener un diagnostic et un traitement. Tout au long de ce processus de formation vous serez accompagné et soutenu dans notre institut.

  • En tant que psychologue clinicien, médecin, il vous permettra de solliciter le titre de psychothérapeute auprès de l’ARS. Il vous permettra de développer vos compétences en psychologie par celle de la psychothérapie.
  • Vous qui avez déjà les bases de la psychopathologie, vous apprendrez à faire un plan de traitement.
  • En tant que porteur d’un nouveau projet professionnel, ce cursus vous permettra d’obtenir la formation nécessaire pour exercer cette profession avec de vrais outils de résolution des difficultés des personnes venant vous consulter et d’alimenter une réputation de vrai professionnel qui permettra  de faire un vrai travail de professionnel et à votre exercice en libéral de se développer.

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« NOTRE MEILLEURE RÉUSSITE EST VOTRE RÉUSSITE »

Vous êtes intéressé, prenez votre séance gratuite pour discuter de tout cela
et contactez-nous sur notre site

 

Écrit le 1er février 2016 par Françoise MUNOZ,
Psychologue, psychothérapeute, formatrice et superviseure,
G
érante de l’Institut de Formation PSYForm’Action
Formation à la pratique de la psychothérapie
Formation à l’Analyse Transactionnelle
Psychologie générale
Développement personnel

 

le sentiment d’abandon positif : le lâcher-prise (article 3 sur 3)

prise de tête          Si le sentiment d’abandon est sans doute l’un des sentiments les plus archaïques du mal-être psychologique, comme nous l’avons vu dans l’article 1 et 2 sur le sujet, et publiés précédemment, il n’en demeure pas moins que celui-ci est une nécessité pour accéder au bien-être et au plaisir. Relâcher son corps, son esprit, va permettre notre accession au repos, au confort, à la jouissance.
          Ainsi il est donc synonyme en même temps de mal être et de bien être.

lacher prise bon
Dans le cas positif, l’abandon est ce que l’on appelle le lâcher-prise tant prôné par un certain nombre de techniques.  Celles-ci facilitent en effet cet état (méditation, sophrologie, massage etc.) ; et je ne saurai trop vous les recommander.

Le lâcher-prise permet ainsi le repos, favorise l’arrêt de la lutte psychique que l’individu, quand il va mal, entretient avec lui-même ; mais il faut pouvoir y accéder. Bien souvent ce qui ce passe c’est qu’en relâchant le contrôle, les sentiments négatifs contre lesquels l’individu luttait remontent à la surface. Ce qui fait que bien souvent la personne reprend le contrôle. Relâcher nos défenses et physiques, et psychiques n’est pas toujours chose aisée. Maryse sort tous les soirs, a mille amis, mille activités… en fait elle ne parvient pas à lâcher-prise et est dans l’agitation. Le fait de se retrouver seule lui fait revivre des sentiments douloureux, alors elle le fuit dans la frénésie de sa vie. Sans doute connaissez-vous des gens comme Maryse, peut-être fonctionnez-vous ainsi.

La difficulté à lâcher prise amène au contrôle, à la tension psychologique et physique, laissant l’individu dans un sentiment de pression, l’épuisant.lâcher prise 2

Une thérapie par un vrai spécialiste est alors nécessaire. Psyform’action vous guide dans votre formation.

 

Ecrit le 25 janvier 2016 par Françoise Munoz, psychologue, psychothérapeute, formatrice et superviseure, gérante de Psyform’action

Le sentiment d’abandon  Article 2 sur 3

 

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Nous avons vu dans le premier article sur le sentiment d’abandon que la genèse de celui-ci s’origine dans le besoin de l’enfant d’être aimé et que le dénutriment relationnel comme les carences affectives empêche le bon épanouissement de l’enfant. Nous allons voir maintenant les conséquences provoquées par le sentiment d’abandon.

Quand un enfant n’est pas entendu dans ses besoins, il se sent abandonné. Il va vivre ce sentiment parce qu’il ne se sent pas compris, et qu’ainsi il est livré à lui-même. La dépendance dont il a si besoin pour bien se construire est rompue ; le risque de mort est réactivé. Il va vivre même un sentiment de  rejet lorsqu’il sent que l’on ne veut pas de lui. Le sentiment de rejet qui implique une exclusion, cousin du sentiment d’abandon est encore un degré supérieur. D’ailleurs il a été instauré de tout temps comme punition suprême dans nombre de  civilisations.

Sans doute touchons-nous là aux sentiments humains les plus douloureux, les plus profonds et que l’on retrouve dans les profondeurs de bien des mal-êtres de l’humanité entière et  des personnes venant en psychothérapie.emotions-de-base

Cela va se traduire par la suite par

de la dépression,

– des somatisations,

– de l’agitation

– voire de l’hyperactivité, etc…

Dans les deux premiers cas la personne plonge pour ainsi dire dans le sentiment d’abandon. Dans les deux autres cas la personne le fuit.

Le sentiment d’abandon instaure chez l’individu un état d’insécurité permanent. Qui dit angoisse 8insécurité dit stress, dit aussi mécanismes de défenses pour se protéger de la douleur et donc des blocages et des incapacitations qui empêchent ensuite de vivre une vie heureuse.

C’est le genre de problématiques que les thérapeutes rencontrent régulièrement dans leur pratique.  Si cette profession vous intéresse c’est aussi le genre de problématiques auxquelles vous serez confrontés et que vous aurez à accompagner en aidant à la traversée et à la résolution de celles-ci avec les personnes qui viendront vous consulter.

Notre dernier article portera sur le lâcher prise qui est la forme positive de l’abandon.

Ecrit le 18 janvier 2016 par Françoise MUNOZ, Institut de formation PSYform’action

Formation à la pratique de la psychothérapie

Formation à l’Analyse Transactionnelle

Psychologie générale,

Le sentiment d’abandon (Article 1 sur 3)

Je vais dans cet article parler d’un sentiment humain très douloureux et pourtant très répandu : le sentiment d’abandon

Genèse :

L’origine du sentiment d’abandon  provient du fait que l’enfant a besoin d’être aimé.  Etre aimé,  aimer  est VITAL pour lui, en effet le petit d’homme naît dépendant; la nature préserve ainsi par le biais de la dépendance la survie du nouveau-né qui naît immature. Celle-ci va durer tout au long de l’enfance et se termine avec la fin de l’adolescence (qui on, le sait, dans nos sociétés se termine de plus en plus tard). Le besoin d’amour du bébé puis de l’enfant est fondamental autant sinon plus que le lait maternel.

Ainsi l’enfant a ainsi le besoin d’être nourri physiquement et aussi affectivement.

Les études de  Spitz l’ont démontrées après la deuxième guerre mondiale (1947). Le gouvernement constatant un fort taux de mortalité chez les nourrissons pris en charge dans les hôpitaux, demanda à Spitz, psychiatre,  de comprendre le pourquoi de cette situation. La raison est celle énoncé au dessus à savoir que ces enfants nourris, soignés n’avaient pas cependant la dose affective nécessaire pour survivre. Les mêmes constations furent faites dans les orphelinats de Roumanie il y a quelques années.

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Le manque relationnel dans l’enfance et la petite enfance tout particulièrement  conduit au dépérissement de l’individu. Cela veut dire que

Les carences affectives empêchent le bon épanouissement de l’enfant. Ces enfants là non alors de cesse que de faire plaisir aux adultes pour être aimés au lieu d’être eux-mêmes quitte à ne plus être eux-mêmes. Vous les connaissez tous ces gens là un peu trop gentils, un peu trop soumis toujours à penser aux autres plutôt qu’à eux-mêmes. Peut-être même êtes-vous ainsi...

Notre prochain article portera sur les conséquences provoquées par ce sentiment d’abandon.

Bien à vous.

Ecrit par Françoise MUNOZ, Institut de formation PSYform’action

Formation à la pratique de la psychothérapie

Formation à l’Analyse Transactionnelle

Psychologie générale