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Le sentiment d’abandon (Article 1 sur 3)

Je vais dans cet article parler d’un sentiment humain très douloureux et pourtant très répandu : le sentiment d’abandon

Genèse :

L’origine du sentiment d’abandon  provient du fait que l’enfant a besoin d’être aimé.  Etre aimé,  aimer  est VITAL pour lui, en effet le petit d’homme naît dépendant; la nature préserve ainsi par le biais de la dépendance la survie du nouveau-né qui naît immature. Celle-ci va durer tout au long de l’enfance et se termine avec la fin de l’adolescence (qui on, le sait, dans nos sociétés se termine de plus en plus tard). Le besoin d’amour du bébé puis de l’enfant est fondamental autant sinon plus que le lait maternel.

Ainsi l’enfant a ainsi le besoin d’être nourri physiquement et aussi affectivement.

Les études de  Spitz l’ont démontrées après la deuxième guerre mondiale (1947). Le gouvernement constatant un fort taux de mortalité chez les nourrissons pris en charge dans les hôpitaux, demanda à Spitz, psychiatre,  de comprendre le pourquoi de cette situation. La raison est celle énoncé au dessus à savoir que ces enfants nourris, soignés n’avaient pas cependant la dose affective nécessaire pour survivre. Les mêmes constations furent faites dans les orphelinats de Roumanie il y a quelques années.

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Le manque relationnel dans l’enfance et la petite enfance tout particulièrement  conduit au dépérissement de l’individu. Cela veut dire que

Les carences affectives empêchent le bon épanouissement de l’enfant. Ces enfants là non alors de cesse que de faire plaisir aux adultes pour être aimés au lieu d’être eux-mêmes quitte à ne plus être eux-mêmes. Vous les connaissez tous ces gens là un peu trop gentils, un peu trop soumis toujours à penser aux autres plutôt qu’à eux-mêmes. Peut-être même êtes-vous ainsi...

Notre prochain article portera sur les conséquences provoquées par ce sentiment d’abandon.

Bien à vous.

Ecrit par Françoise MUNOZ, Institut de formation PSYform’action

Formation à la pratique de la psychothérapie

Formation à l’Analyse Transactionnelle

Psychologie générale

Changement de climat et passivité ne font pas bon mariage

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Je ne sais où j’ai lu qu’un politicien très haut placé disait que nous n’agissions pas assez vite sur le climat.

D’abord bravo à lui de se rendre compte (LOL) que la planète va mal…  enfin !…

Mais peut-être est-ce déjà un peu tard.

Est-ce que cette phrase va réussir à enrayer le phénomène ? Car s’il est bon de se rendre compte de la gravité de certaines situations, si personne ne fait rien, si je ne fais rien, il est certain que le torchon continuera de brûler.

En termes d’analyse transactionnelle on pourrait parler de passivité…  PAS quoi ? Me direz-vous ? PAS-SI-VI-TE.

C’est tout simplement notre façon de-ne-rien-faire. Tout le monde est soumis à ce fonctionnement un jour ou l’autre… difficile de jeter la pierre à qui que ce soit, n’est-ce pas ?

Sauf qu’il faut nous rendre compte que parfois cela peut aller très loin…

Parce que si le Gulf Stream ne nous protège plus, la vie va devenir compliquée.

Très compliquée.

Nous scions allègrement la branche sur laquelle nous sommes assis sans trop de tracas.

Peut-on faire mieux ? Difficile, non !
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La recette pour rester dans la passivité est simple :

  1. fermer les yeux et se dire ce n’est pas grave ou pas vrai et déformer ainsi la réalité, minimiser les faits. Dans la théorie AT on dit que l’on fait des méconnaissances. Nous avons chaussé des lunettes déformantes. Ouf ! Nous ne voyons plus rien mais … la réalité continue sans nous.
  1. au chapitre responsabilité, je veille à ne pas me sentir concerné (e) :
    • je ne prends pas ma responsabilité ainsi je suis tranquille ! c’est très confortable.
    • rejeter la faute sur les autres. là aussi je suis tranquille ! que de bénéfices avec elle, notre bien-aimée Passivité.
    • culpabiliser : c’est de ma faute et m’anéantir en elle … et ainsi ne plus bouger car du fait de cette culpabilité je risque d’avoir  envie de me punir et me dire « je ne mérite que ça ! » (la paume renversée sur le front à la manière des grands tragédiens).

Dans tous les cas je ne bouge pas, je ne change rien. Pour avancer, il faut que je prenne la responsabilité de ce qui se passe.

Or la situation nous dépasse tellement que nous risquons de ne pas prendre la mesure de notre responsabilité à toute petite échelle dans ce problème planétaire.

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  1. Enfin  voir mais ne rien faire, ne rien dire : avoir une certaine conscience de ce qui se passe mais ne pas agir.

Je simplifie car il existe 4 manières d’être passif que j’explique dans mon cours d’introduction à l’Analyse transactionnelle.

Comme la grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite, je profite de mon bain tiède en ne voyant pas que je suis …dans un court bouillon.

en tout les cas  pour être passif je dois  savoir faire des méconnaissances et nier ma responsabilité.

A chacun de se reconnaître ou pas dans ces descriptions.

Le temps lui avance inexorablement au pas des aiguilles de la  montre, sûrement et sans états d’âmes. Comme la neige fond lentement au Pôle Nord, l’horloge égrène ses tic-tac, tic-tac. Tant pis si nous nous réveillons trop tard et que nous avons raté le train

Ainsi va la vie, ainsi va la mort.

Ecrit par Françoise Munoz le 12 octobre 2015

Pour mieux nous connaître ou lire nos autres articles, allez sur notre site :

http://www.psyformaction.com/

Prochain article : la recette pour sortir de la passivité.

Merci pour vos commentaires et vos échanges d’idées

Une bonne AUTORITÉ est-elle possible ?

 

Depuis le 1er septembre nos chers enfants ont repris le chemin des écoliers. fini la nature et à eux la lecture, le calcul, l’histoire et les maths.

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A travers cette actualité de la rentrée scolaire j’aimerai poser  la question de l’autorité.

Cette problématique que parents et enseignants partagent depuis des décennies pourrait se résumer ainsi :

Comment exercer une autorité juste sur l’enfant ?

Des interrogations viennent alors :

La première question est de savoir ce qu’est une vraie autorité. Quand est-ce qu’elle est une aide ? Quand est-ce qu’elle aliène et coupe les ailes?

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 À quoi sert-elle? Aux parents, éducateurs ou à l’enfant ?

Car avoir un enfant sage n’est pas un signe que l’enfant se développe toujours bien.

Parents, éducateurs, enseignants doivent-ils avoir de l’autorité ?

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Ou peut-on accompagner nos enfants autrement ?

 

 

 

 

L’autorité est-elle en lien avec la notion de punition ?  Sévir ou ne pas sévir ? Telle est la question.show-244359_1280

En fait si nous sortions de cette problématique de la punition pour revoir la question sous un autre angle celui non pas de qu’est-ce qu’éduquer mais comment ACCOMPAGNER un être en devenir que nous allons aider à grandir, à devenir lui-même, et à se construire.

Je connais peu de parents qui au fond désirent couper les ailes à leurs enfants mais dans la pratique c’est bien souvent ce qui se passe.

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En fait exercer une autorité nous demande un vrai travail intérieur

LE MÉTIER DE PARENT EST INGRAT CAR IL NOUS FAUDRAIT AVOIR TOUT COMPRIS AVANT DE POUVOIR TRANSMETTRE L’ESSENTIEL ET LE  FAIRE LE PLUS JUSTEMENT POSSIBLE.

Cependant malgré nos erreurs nous pouvons œuvrer correctement en étant un guide et veiller à l’épanouissement de cet être en devenir.

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Ecrit le 3 septembre 2015 par Françoise Munoz, psychothérapeute, psychologue et formatrice.

Si le sujet vous intéresse: 

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Pour aller plus loin…

Lisez les témoignages des personnes qui ont déjà suivi nos formation cliquez ici

A très bientôt.

 

De la culpabilité



Les professionnels de la psychothérapie vous le diront : le profil des personnalités en psychothérapie a bien évolué ; cela est bien normal car rien n’est figé ; tout est toujours en évolution ; la société et les mœurs ont changé en profondeur.

En quelques décennies la famille a fait sa totale révolution, la sexualité et la mort ont changé de statut : la première s’est libéralisée, la deuxième a basculé au rang de tabou. Continuer la lecture de De la culpabilité 

La passivité

passivité 2Cela doit vous arriver… Comme à moi aussi cela m’arrive …
Nous avons des choses à faire et puis on laisse passer le temps, on remet : en Analyse Transactionnelle, on parle de procrastination : je procrastine, tu procrastines etc … Nous pouvons le conjuguer à tous les temps, cela ne nous fera pas avancer beaucoup : ce qui n’est pas fait reste à faire.
A chacun sa méthode  pour ne rien faire : bailler aux corneilles (qui, elles  s’en contrefichent). Faire une liste et la regarder bêtement, se ronger les ongles mort(e) d’inquiétude.

Tout cela ne change rien: ce qui doit être fait n’est toujours pas fait. Continuer la lecture de La passivité 

Le hasard existe peu…

Connaissez-vous l’histoire de Narcisse dans la mythologie grecque ?

NarcisseLa légende dit que :

« Se penchant au-dessus de l’eau,

il aperçut son reflet,

en tomba amoureux et s’y noya. »

Faites-vous la différence entre l’estime de soi nécessaire à un bon fonctionnement psychologique et le narcissisme malsain de la personne qui ne voit qu’elle et écrase les autres ?

Continuer la lecture de Le hasard existe peu… 

Plus vite, toujours plus vite…

Aujourd’hui, notre société semble prise dans une accélération du temps.
Tout le monde court et en tout sens !
De quoi y perdre son latin, le sens commun ou… son temps…

Car vivre une vie en accéléré, est-ce vivre vraiment ?

Avez-vous regardé un film en vitesse accéléré ?Foule-floue
Est-ce un film avec une histoire ou une suite d’images incompréhensibles ? Continuer la lecture de Plus vite, toujours plus vite… 

Le temps guérit-il les blessures ?

Marie vient de se séparer de Pierre.
Ses amis lui disent pour la consoler : « Un de perdu, dix de retrouvés ! » ou « Avec le temps, tu oublieras, ça va passer… »

3 ans après, Marie n’a toujours pas fait son deuil et elle ne parvient pas à refaire sa vie malgré son envie.
Ses émotions se sont enkystées en elle. Elle est triste voire dépressive. Elle trouve sa vie vide. Continuer la lecture de Le temps guérit-il les blessures ? 

Erreur, apprentissage et puissance

Vous rappelez vous quand vous tiriez la langue ou vous mordiez les lèvres en faisant l’arrondi du « O » ou l’élancé du « P » en classe de CP ?
Ce n’était pas toujours facile. Comme il fallait de l’application !
Parfois, la plume bavait (pour ceux qui ont connu le porte-plume) ou on faisait des ratures, et le regard de la maîtresse ou du maître, et celui des parents ou des autres enfants pesait sur nous.
Oui, apprendre n’est pas facile !

Continuer la lecture de Erreur, apprentissage et puissance 

À l’insu de notre plein gré ou Comment faire son propre malheur/bonheur

 

N’avez-vous pas remarqué que périodiquement nous revivons les mêmes situations ?
Et pas toujours celles que nous préférerions vivre.

L’individu semble soumis à des répétitions dans sa vie.
Il semble reproduire certains comportements, se remettre dans certaines situations.

 D’où cela provient-il ?

De notre enfance ! me diront certains. Et oui, vous l’avez compris.

Notre enfance est le socle où se construisent, pour une très large part, les bases de notre fonctionnement. Continuer la lecture de À l’insu de notre plein gré ou Comment faire son propre malheur/bonheur