À l’insu de notre plein gré ou Comment faire son propre malheur/bonheur

 

N’avez-vous pas remarqué que périodiquement nous revivons les mêmes situations ?
Et pas toujours celles que nous préférerions vivre.

L’individu semble soumis à des répétitions dans sa vie.
Il semble reproduire certains comportements, se remettre dans certaines situations.

 D’où cela provient-il ?

De notre enfance ! me diront certains. Et oui, vous l’avez compris.

Notre enfance est le socle où se construisent, pour une très large part, les bases de notre fonctionnement.

J’aimerais ici aller plus loin, et vous expliquer un peu mieux le phénomène.

L’enfant se programme, pour ainsi dire, à vivre certaines choses.

programmationEt comment fait-il cela ?

Il produit cet effet bien malgré lui. Le petit d’homme naît immature, c’est-à-dire pas encore construit totalement.
Sa pensée est, dans un premier temps, très affective, intuitive et centrée sur lui.
La pensée logique ne s’élaborera que dans un second temps, progressivement (cf. Piaget).
Dans certaines situations, sa pensée affective peut l’amener à pendre des décisions inconscientes qui peuvent mener, voire perturber, sa vie d’adulte avec des conclusions fausses et donc des décisions erronées.

Plus la décision est précoce et plus la décision peut être arbitraire et lourde de conséquences.

L’enfant n’a qu’une vision parcellaire de la réalité.

C’est comme une programmation inconsciente, mais nécessaire.

Pourquoi cette programmation ?

Quand il arrive sur terre, l’enfant n’a pas de mode d’emploi du comment vivre ou mener sa vie.
C’est pour cela qu’il est en complète dépendance par rapport à son entourage.
Il lui faudra d’ailleurs bien du temps pour pouvoir se prendre en charge et s’autonomiser.
À travers ce qu’il vit, il va construire cette programmation cérébrale : indispensable mais qui peut être faussée.

Freud émit l’hypothèse de cette notion. Il parlait de répétitions mortifères.

Eric BerneBerne, le fondateur de l’Analyse Transactionnelle, par la suite a repris cette notion et l’a approfondie.

Il en a créé la notion de scénario.

Le scénario que l’enfant construit provient de deux sources d’influences :

      – Le discours verbal et non-verbal des figures d’autorité qui l’environnent ;

 

    – Son propre vécu de petit humain.

 Voici maintenant un exemple pour illustrer mes propos :

DouterJim est un adolescent en échec scolaire. Il est dissipé et rêveur.
Il a décidé très tôt qu’apprendre n’était pas pour lui. En effet, au CP son institutrice le grondait fréquemment pour son indiscipline et son père lui disait toujours qu’il était un « bon à rien » comme son grand-père auquel il s’identifia à travers ce reproche.
La conclusion de Jim fut qu’il était bien un « bon à rien », ses résultats scolaires le prouvant par ailleurs, et l’institutrice l’ayant humilié devant les petits copains.
Inconsciemment, Jim a donné raison au discours de toutes ces personnes et ses résultats scolaires s’en sont ressentis, persuadé qu’il est d’être ce que les autres pensent de lui, et son vécu scolaire d’humiliations et de difficultés l’ayant renforcé dans ses convictions négatives par rapport à lui.
Adulte, il traîne de petits boulots en petits boulots … Sa vie professionnelle est très compromise par ses croyances.
Qu’en serait-il devenu de Jim dans un contexte chaleureux et soutenant ?

Voilà comment l’analyse transactionnelle parle des blocages psychologiques mais aussi de la construction de l’enfant.
Car oui, c’est bien à l’insu de notre plein gré que nous construisons parfois notre propre malheur !

Heureusement, les décisions peuvent devenir conscientes et être modifiées pour permettre aux personnes de dépasser leurs blocages.

Si vous voulez aller plus loin : c’est entre autres ce qui est élaboré dans la formation à l’Analyse Transactionnelle et de la pratique de la psychothérapie dans l’Institut PSYForm’Action.

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